Rencontre : Au hasard des clichés 17 octobre 2014

à la Gaîté Lyrique, Paris

AVEC :

Et un live de Flip Grater

La solitude se voit moins que les chiffres du chômage, et les start-ups comme Tinder, Happn et consort l’ont bien compris.Comment la photographie, un journal intime, ou un simple café peuvent-ils encore provoquer la rencontre en répondant de manière bienveillante à la question: « qui es-tu? »
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Journal intime de quartier aborde la rencontre et le vivre ensemble en ville de manière multiple. Ses objectifs sont de donner de la visibilité et des outils communicationnels à des personnes que l’on entend peu sur la scène public. Soit parce qu’elles maitrisent peu la langue, les codes de communication, ou encore parce qu’elles font partie de classes ‘mises de côté’ ou ‘pour qui on parle à la place’, amplifiant les préjugés : femmes, immigrés, prostituées… En leur donnant la parole directement, sans se focaliser sur des récits de vie victimisants, Journal intime de quartier veut leur donner une image active, positive et complexe, au delà des préjugés et du pathos.
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De plus le processus de création du journal, à travers une quinzaine d’ateliers et la diffusion du journal dans tout Bruxelles, invite les participantes et les lecteurs à prendre part à la ville, sans nier les confrontations qui surgissent parfois des rencontres : c’est alimenter une émulation saine qui génère des créations et des ouvertures vers l’autre plutôt que des violences étouffées.
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3 niveaux de rencontres donnent sens au projet. Premièrement les participantes sont invitées à discuter, à confronter leurs points de vue sur des sujets parfois forts, comme la violence.
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Deuxièmement, le journal organise 2 ou 3 ateliers en parallèle avec des publics différents : l’un ouvert à toutes, les autres avec des associations ayant un public spécifique (comme l’asbl Entre 2, qui fait le suivi de prostituées). Les créations réalisées par les participantes circulent entre les différents ateliers : s’opère alors une rencontre intime bien qu’indirecte. Cela peut donner lieu à des discussions et aussi à des surprises : comme lorsque les prostituées parlent de leurs enfants et de leurs questions quant à l’éducation, qui rejoignent celles que se pose n’importe quelle maman.  Un événement, appelée Grande Lecture, invite les participantes de tous les ateliers à se rencontrer ‘pour de vrai’, après cette phase d’approche particulière. Ces différents points de vue sont finalement regroupés dans un même média.
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Troisièmement, le journal transmet la parole de ces femmes à l’ensemble du territoire par la distribution des journaux. Cette rencontre symbolique donne de la confiance aux participantes et permet aux lecteurs d’approcher ces personnes, comme les sans-papiers ou les roms, de manière complexe. En effet les thèmes ne sont pas axés sur ce que sont ces participantes mais sur ce qu’elles ont à dire, à communiquer.
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